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 • Emonalis ♦

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AuteurMessage
Charly

Invité




MessageSujet: • Emonalis ♦   Lun 25 Oct - 19:13

Ami du jûr, bonjûr... Ami du souâr, bonsouâr !
Je viens ici en quête d'une possible petite liaison entre nos deux forums Smile Il est encore jeunot. En espérant que ce futur partenariat soit bénéfique pour nos deux forums.


  • Histoire:
    Cassiopée a écrit:

    Journal de bord retrouvé en Mai 1996 à Bruxelles, dans les affaires d'une ancienne étudiante encore à ce jour portée disparue dont l'affaire a été abandonnée car plus aucune trace ne mène à elle, comme si elle n'avait jamais existée. On a seulement pu récupérer ce vieux bouquin huileux. Sans doute aurait-il frôlé l'incinération ?



    Quand ce vieux sénile a parlé de faits paranormaux et de pouvoirs monstrueux qui pouvaient détruire un champ d'orge de 400 hectares en moins d'une nuit, tout le monde s'est mit à l'éviter… Plus personne n'osait le regarder dans les yeux de peur qu'il ne recommence avec ses divagations fantasmagoriques... Le pauvre vieux ! À force, il a fini par se pendre dans son jardin, pensant qu'il était vraiment devenu fou. Mais je crois que le pire...
    C'était qu'il avait raison.

    Aujourd'hui, ce malheureux incident est passé aux oubliettes, tant mieux pour nous, tant pis pour eux... C’est mieux ainsi ! Dans ce village perdu, que moi et ma classe surnommons « Trou du cul du monde », le seul bâtiment faisant office de charme et de luxure, perché sur sa colline, à l’apparence d’un bateau échoué sur une montagne, était désormais notre nouvelle maison. Enfin... Devrais-je dire prison ? Ici, tous les enfants n'ont qu'une seule chose en tête : rentrer chez eux ! Malheureusement, c'est impossible… Ici, le calvaire infernal d'être épié à chaque soupir ne fait que nous conforter dans notre décision de partir d'ici le plus vite possible. C'est vrai quoi... S'ils nous laissaient en paix, on ne se serait pas cassé la tête à chercher des plans impossibles pour s'échapper de cette ville miniature maudite… J’aimerais les voir baver de surprise dans leur tasse de thé, en s’apercevant que nous sommes partis… Certains ce sont résignés sur le fait qu'ils ne pourront quitter cet endroit et que le goût de la civilisation leur passera vite. Certains ont même abandonné l'issue de secours la plus répandue ici : le rêve.

    Celle qui était à l'origine de tout cela fut Eve, une petite de Daphne. Oh, non, ce n'est pas un prénom... C'est seulement le mot qui servait à désigner la classe qui se trouvait -oui, se trouvait, car il me semble qu'elle n'existe plus à ce jour... Enfin... Je l'espère, pour vous.- au bout du couloir du premier. La porte était blanche, je ne pourrais même pas dire comme de la neige car même celle-ci ne l'est pas autant... La porte n'était pas aussi blanche qu'un nuage pur, que le blanc de l'œil, que les pétales des marguerites... Ce blanc-là était... Effrayant... Absorbant... Triste... Un blanc d’hôpital… Quand on le regardait, un sentiment de vide nous emparait, un sentiment de culpabilité ! Il n'y a pas que ça, la porte dégage une aura puissante, comme si un fantôme voulait la protéger ! Si on s'en approche, si on la fixe trop longtemps ou qu'on la frôle, c'est comme si quelque chose nous empêchait de respirer, nous obligeant à battre en retraite... Même ceux qui ont le plus de souffle ne pouvaient l’ouvrir. Quelque chose de louche s'y cache. Mais quoi... ?

    La classe Daphne, c'est ça ! Une classe mystérieuse dont les élèves, pendant les temps libres, s'éparpillent entre les foules et passent alors inaperçus. On sait qui sont-ils, mais seulement de vue, on dit qu'ils sont encore plus dangereux que la classe des Schizos !

    Enfin... Reprenons avec Eve. On ne sait pas vraiment ce que les gens de sa classe sont capables de faire mais elle, sa vertu, c'est le rêve. Parfois, les autres font courir des rumeurs sur le fait que les Daphnes ont plusieurs dons ! En tout cas, Eve, elle, ne nous a montré que celui du songe, un bien joli pouvoir n'est-ce pas ? Attirant et pourtant mortel. C'est ça la beauté... Au début, elle aidait les plus jeunes à tenir leur première année en rêvant de leur vie passée, ils avaient l'impression de revivre leurs bons souvenirs. Plus tard, trop de monde voulait, eux aussi, avoir ce privilège... S'évader dans l'illusion, quoi de plus de beau pour ne plus penser à la dure réalité, aux gens qui nous scrutent jusqu'à la moelle ? Au final, la jeune Daphne se mit à faire payer ses services. Au début, ce n'était pas très cher, ça n'arrêta donc pas les autres… Alors elle augmenta le prix, au fur et à mesure, et arriva à des prix… Pharaoniques ! Sa clientèle diminua pour sa plus grande satisfaction, mais quelques fils de familles fortunées continuaient, continuaient, continuaient... Abusaient... La petite Eve disparut un jour et l’on ne la revit plus jamais. Le directeur a alors puni tout ceux qui cherchaient un moyen de s'échapper mentalement de cette école.

    Et voilà... Toute possibilité éradiquée à cause de crétins qui voulaient toujours plus !

    Deux longues années passèrent... Terriblement lentement. Les nouveaux élèves se faisaient de plus en plus rares, les sbires de cette prison avaient du mal à repérer les enfants « spéciaux ». Qu'ils s'y prenaient mal aussi... C'est sûr qu'avec le bruit qu'ils ont causé, les concernés faisaient tout pour dissimuler leurs capacités hors du commun. Seuls les plus malchanceux et les plus ignorants se firent embarqués dans cette fichue école. Avec le temps, le directeur a tenté de redorer son blason en rendant cette école plus accueillante que jamais en faisant tourner des balivernes disant qu'Emonalis était un riche Pensionnat accessible aux personnalités de marque uniquement.

    Évidemment, Personne n'y a cru une seule seconde, le passage de l'étiquette « prison » à l'étiquette « privilège » fut mal digéré et ne fit qu'accentuer la panique et le refus. La vague de suicide augmenta et le directeur fut condamné à mort pour avoir causé autant de troubles parmi une nouvelle génération.

    Au départ, cette école était vue comme une libération discrète pour les enfants à part, ils pouvaient enfin avouer à des gens comme eux de quoi ils étaient capables sans se faire traiter de cinglés ou de mutants... Mais toute bonne chose a une fin. Après la mort du directeur qui, en créant cette école, y voyait un avenir sans lacunes, comblé par une joie intense pour ses élèves, sa jeune fille se laissa errer parmi les jeunes en tant qu'élève indisposée. Aucune honte sur le fait qu'elle soit la progéniture d'un être devenu pitoyable, aucun regret sur le fait que le seul membre de sa famille soit mort électrocuté volontairement, aucune crainte sur l'avenir de ce pensionnat.

    N'ayant plus personne pour reprendre la direction, l'académie sombra dans l'infortune et le doute. Pourtant, elle fonctionnait toujours… Une autre chose bizarre aussi, cette porte blanche était devenue normale ! On pouvait s'approcher d'elle, la toucher, la caresser, la contempler... Plus rien... C'est comme si la classe Daphne s'était volatilisée. On apprit plus tard que le délégué des Daphnes avait été promut nouveau dirigeant de ce Pensionnat. Tout le monde le respectait car lui au moins était discret, trop même ! Ça nous démangeait, moi et mes amies, le fait qu'on ne le voit jamais, qu'on ne l'entende jamais... C'était comme un fantôme, d'ailleurs, on y croyait presque à la fin... Il n'avait même pas de nom !

    ..

    Aujourd'hui, il y a une nouvelle en classe, ça faisait longtemps tiens ! La pauvre, elle atterrit dans une classe de paumés-dégénérés ! D'ailleurs, à peine se présenta-t-elle que tout le monde se mit à regarder ailleurs, personne ne l'écoutait, limite, la narguait... L'ambiance dans la classe était devenue tendue, désagréable… Presque dangereuse pour tout intrus extérieur. Mais son visage restait imperturbable, j'aurais presque envie de dire qu'elle souriait. Elle continua sa présentation mais l'abrégea nettement avant de choisir une place libre à la fenêtre. Pas de chance pour elle, la seule qui restait se trouvait en face d'un couple complètement sadique ! En la voyant s’approcher, le garçon s'empressa de boucher la place en face de lui avec son sac. Quel crétin ! Je me souviens exactement, mot pour mot, ce qu'il lui avait murmuré ! « C'est une place de luxe méritant un héros ! Ce n'est pas ta place, pour toi, il n'y a que la poubelle de libre ! Désolé. » Aussi froid et vulgaire que… qu’une morve dans du PQ ! La nouvelle décida alors de s'asseoir sur la chaise de droite qui, elle, se fit aussitôt bouchée par un deuxième sac, celui de la jeune fille cette fois... « Tu n'as pas entendu ce qu'il t'as dit ? C'est prit ! Craignasse ! » lui cracha-t-elle au visage... D'un calme serein, la petite nouvelle déplaça les deux sacs et alla s'asseoir contre la fenêtre tout en s'excusant poliment. Elle n'eut pas le temps de s'installer, la scène alla vraiment vite... Même moi qui la suivait depuis le début avait eu du mal à suivre ! Le garçon dont j'ai oublié le prénom lui empoigna l'épaule pour la jeter comme une vulgaire poupée contre l'étagère aux livres... Elle voulut se relever en s'y aggripant mais elle ne tint pas longtemps et s'écroula sur elle.

    Je faillis me lever en poussant un cri face à la scène. Personne n'osait intervenir, pas même le prof ! Il faisait semblant de chercher quelque chose dans ses tiroirs mais on voyait bien qu'il se mordait la langue, presque à en saigner... La petite amie de l'agresseur se leva et mit son grain de sel… « Pauvre gonzesse ! Tu l'as cherché ! » Ricanait-elle avant de rejoindre les bras de son bien-aimé. La petite nouvelle n'avait pas l'air d'avoir été atteinte moralement, si elle ne saignait pas à la tête et qu'elle ne titubait pas en se relevant, on aurait tous pensé qu'elle était en pleine forme ! Un sourire mesquin s'afficha sur ses lèvres et déchira sa couverture d'innocence. Je pensais qu'elle allait battre en retraite, au contraire, elle les provoqua d'avantage, d'un pas déterminé elle se dirigea vers une chaise libre assez loin d'eux, la fit sauter dans ses mains pour la visionner sous tous ses angles, se retourna, fusilla du regard les deux crétins qui riaient de ce qu'elle faisait ou de ce qu'elle allait faire. Je n'eut pas le temps de me lever pour l'arrêter, elle allait faire une grave erreur, enfin... Elle fit une grave erreur... La chaise se fit propulsée vers le couple, traversa la classe dans un mouvement sourd et se fit décapitée en miettes, en poussières, en nuée de scintillements sans même avoir touché quoique ce soit... Je me rappelle maintenant que le bourrin avait un don comme l'explosion de molécules... Quelque chose comme ça.... Chose étrange, quelques fleurs et tiges retombèrent au sol… J'ai mis plus de temps que lui pour comprendre les intentions de cette jeune fille... Enfin, il y a plus lente que moi ! La petite amie, elle, n'avait pas du tout compris et se leva en éclatant de rire. « Tu t'attendais à quoi ? Hein ?! Tu pensais quoi ? Que ta misérable chaise allait nous... » À ce moment-là, par contre, je n'ai pas du tout compris à ce qui lui arrivait ! Elle s'était statufiée, ses mouvements étaient devenus saccadés... Ses pupilles, elles par contre... Je n'oublierais jamais cette vision ! Des pupilles bleues comme le ciel, qui se mirent à se resserrer... Brrr... j'en frissonnes rien que de m'en rappeler... !

    La copine de la terreur de la classe venait de vomir son sang à terre, au grand effroi de tout le monde... Elle se vidait littéralement de... De... Je ne sais même pas le détailler tellement ce fut immonde ! Atroce ! Son cadavre retomba lourdement dans la flotte, blanc et frêle dans un lac rouge vif... Sa peau à même les os... Le blanc de ses yeux complètement cramoisis... La bouche ouverte, telle une cascade évanouissant ses derniers jets... Le silence fût complet... C'était le premier meurtre dans l'enceinte de l'école... La nouvelle qui avait l'air si douce leva enfin les yeux vers ceux enragés de son ennemi : « Tu ne peux pas t'attaquer aux choses vivantes n'est-ce pas ? Comment tu vas faire pour me tuer ? En me voyant, tu pensais réellement voir ce que tu voyais ? » Et elle disparu comme un hologramme. C'est alors qu'on découvrit une jeune brunette dans le fond de la salle. D'où elle sortait ? J'en sais rien, elle s'était faite tellement discrète que personne ne l'avait vue ! Elle avait la main tendue devant elle, ses doigts étaient positionnés de façon étrange... Elle fit une révérence gracieuse mais terrifiante avant de parler d'une voix frêle et joviale. « Je m'appelle Elisea, je suis marionnettiste, je contrôle toutes les personnes... Et un marionnettiste se doit de donner vie à ses créations, il contrôle son âme et a le droit de mort sur celle-ci si c'est un mauvais pantin ! Désolé pour ta petite amie, c'était une mauvaise poupée, je ne l'aimais pas... » Je ne me souviens plus de ses paroles exactes, mais en gros, c'était ce qu'elle a dit. Quand elle traversa la classe pour rejoindre une place libre, marchant dans la flaque rougeâtre et traversant le néon lumineux qui s'était faufilé à travers les tentures, tout le monde retint son souffle... On l'avait déjà vu ! C'était une Daphne... C'est donc ça le réel pouvoir des Daphnes ? Une maîtrise complète et absolue dans le domaine ? La capacité de contrôler tout ce qui touche sa vertu ? Et surtout... La possibilité d'atteindre un humain grâce à ça ?

    [Plusieurs pages ont été arrachées, entre les deux, il y a une différence de 5 ans.]

    Aujourd'hui, on est jeudi, ça fait un bail que je n'ai plus écris dans mon journal... Je me sens mal... J'ai envie de mourir... L'école ne ressemble plus à rien, vue de l'extérieur, on dirait une maison hantée qui se dresse sur un rocher embrumé... Il paraît qu'on ne la voit même plus à travers la couche épaisse de nuages et ces temps-ci, il ne fait que pleuvoir et tonner. J'ai l'impression que mon souffle disparaît et que ma flamme s'éteint... Pour le peu de temps de vie qu'il me reste, je vais aller dans cette pièce blanche ! Je vais y entrer par tous les moyens ! La défoncer ! Il est possible que je ne revienne pas, je laisse donc mon journal entre mes précieux draps de lits, j'espère qu'il tombera entre de bonnes mains...

    J'espère aussi que tout ce que vous venez d'apprendre ne se reproduira jamais ! Car aujourd'hui, les Daphnes ont certainement et entièrement disparus de la circulation et ce, je l'espère pour un bon bout de temps !

    Juliette Böshn.

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Eris

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MessageSujet: Re: • Emonalis ♦   Lun 25 Oct - 19:38

Ce partenariat est validé avec plaisir. ^^

Un bon courage à vous. ^^ Tenez-nous au courant des nouveautés. ^^

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• Emonalis ♦

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